Les parasites chez le chien et le chat

CHIENSCHATS

Alice B.

🪱 Parasites chez le chien et le chat : les squatteurs qu’on n’a jamais invités

Il y a les invités qu’on attend avec impatience : la famille, les copains, le livreur de colis…

Et puis il y a les parasites.

Eux, personne ne les a invités. Ils ne préviennent pas. Ils s’installent gratuitement, mangent à la maison et, cerise sur le gâteau, peuvent parfois transmettre des maladies.

Bref : de véritables squatteurs professionnels.

Chez nos chiens et nos chats, les parasites peuvent être externes — ceux qui vivent sur ou dans le pelage — ou internes, ceux qui font tranquillement leur petite vie dans l’organisme.

Alors faisons connaissance avec ces charmants colocataires… histoire de savoir comment leur expliquer poliment que la fête est terminée.

🕷️ Les parasites externes : ceux qui aiment faire du stop

🦟 Les puces : petites, mais très motivées

La puce est probablement l’un des parasites les plus connus.

Minuscule, rapide et franchement pénible, elle peut provoquer des démangeaisons importantes. Certains animaux développent même une allergie aux piqûres de puces, appelée dermatite allergique aux piqûres de puces.

Et attention : ne pas voir de puces ne signifie pas forcément qu’il n’y en a pas.

Parce que Madame Puce est une petite futée.

Une grande partie du cycle de vie de la puce se déroule dans l’environnement : tapis, paniers, canapé, fissures du sol…

Donc si votre animal se gratte mais que vous ne voyez aucune puce, inutile de convoquer immédiatement une cellule d’enquête du FBI.

Les petites pestes peuvent simplement être très bien cachées.

🕷️ Les tiques : les vampires de randonnée

Les tiques aiment particulièrement les promenades dans les herbes, les broussailles et les zones boisées.

Et là, nos chiens sont de véritables buffets à volonté sur pattes.

Une tique s’accroche à l’animal et se nourrit de son sang. Le problème n’est pas uniquement la morsure : certaines tiques peuvent transmettre des maladies.

Après une balade, surtout dans les zones où elles sont présentes, un petit contrôle du pelage est donc une excellente habitude.

Oreilles, cou, entre les doigts, aisselles, ventre…

Bref, on inspecte Monsieur ou Madame toutou comme si on cherchait une pièce de monnaie perdue.

Et si une tique est accrochée, on utilise un tire-tique adapté, sans l’écraser ni essayer de l’arracher n’importe comment.

🦟 Les moustiques et autres petits piqueurs

Eh oui, même nos animaux peuvent être concernés par certains parasites transmis par des insectes.

Selon les régions et les conditions de vie, certains moustiques peuvent notamment participer à la transmission de parasites comme Dirofilaria immitis, responsable de la dirofilariose.

La prévention dépend donc beaucoup du mode de vie de l’animal et de la zone géographique.

Parce que le moustique, lui, n’a absolument aucune notion de frontière administrative.

🪱 Les parasites internes : les squatteurs avec abonnement illimité

Passons maintenant à ceux qui ont décidé que l’intérieur de votre animal était un endroit formidable pour vivre.

🪱 Les vers ronds

On retrouve notamment les ascarides et les ankylostomes.

Ils peuvent provoquer des troubles digestifs, une mauvaise croissance chez les jeunes animaux, une perte d’état ou encore de la diarrhée.

Chez certains animaux, l’infestation peut même passer relativement inaperçue.

Et c’est bien ça le problème : un animal qui semble parfaitement en forme peut quand même être parasité.

🪱 Le ténia : le fameux ver solitaire

Certains ténias sont transmis notamment lorsque l’animal avale une puce infectée.

Vous voyez où je veux en venir ?

Puces + animal qui se toilette + puce avalée = potentiellement jackpot pour le ténia.

Encore une excellente raison de ne pas traiter uniquement le problème visible.

Parce que si on élimine les puces mais qu’on oublie le reste, les parasites peuvent avoir prévu une petite soirée prolongée.

💩 Et les selles dans tout ça ?

Les selles peuvent parfois permettre de repérer certains signes :

  • diarrhée ;

  • selles molles ou inhabituelles ;

  • présence de petits segments ressemblant à des grains de riz ;

  • vers visibles ;

  • mucus ou sang ;

  • changement de poids ou d’état général.

Mais attention : l’absence de parasite visible dans les selles ne permet pas de conclure que l’animal n’est pas parasité.

Un examen vétérinaire ou une analyse de selles peut être nécessaire selon la situation.

🐶🐱 Faut-il vermifuger régulièrement ?

C’est là qu’il faut éviter le fameux :

« Je vermifuge tous les trois mois parce que c’est ce qu’on m’a toujours dit. »

La fréquence idéale dépend de nombreux paramètres :

âge, mode de vie, alimentation, chasse, accès à l’extérieur, présence d’enfants ou de personnes fragiles dans le foyer, région, parasites rencontrés…

Un chiot ou un chaton n’aura pas forcément le même protocole qu’un adulte.

Un chien qui passe sa vie dans le jardin n’aura pas exactement les mêmes risques qu’un chien qui sort uniquement pour faire trois pas sur le trottoir avant de rentrer parce que « maman, il pleut ».

Et un chat qui chasse des souris peut être davantage exposé à certains parasites.

Bref : le vermifuge n’est pas un calendrier universel imprimé dans le marbre.

Le vétérinaire pourra déterminer le protocole le plus adapté.

🧴 Et les traitements antiparasitaires ?

Il existe énormément de produits : pipettes, comprimés, colliers, sprays…

Mais attention : chien et chat ne sont pas interchangeables.

Certains produits destinés aux chiens peuvent être toxiques pour les chats, notamment ceux contenant certaines substances de la famille des pyréthrinoïdes comme la perméthrine.

Donc on ne recycle surtout pas le produit du chien pour le chat parce que « ça doit être pareil ».

Non.

Le chat n’est pas un petit chien avec une moustache. 😼

Et si plusieurs animaux vivent ensemble, il est important de réfléchir à la stratégie antiparasitaire pour toute la maison, surtout en cas d’infestation par les puces.

🧹 Parce que parfois, le problème habite aussi chez vous…

Lorsqu’il y a des puces, traiter uniquement l’animal peut être insuffisant.

Il faut également s’intéresser à l’environnement :

🧺 laver les couchages lorsque c’est possible ;
🧹 aspirer régulièrement les zones fréquentées ;
🛋️ ne pas oublier canapé, tapis et autres endroits préférés de nos compagnons ;
🧴 utiliser, si nécessaire, un traitement de l’environnement adapté et conseillé par un professionnel.

Parce que sinon, les puces peuvent tranquillement attendre leur heure dans la maison.

C’est un peu comme si vous expulsiez les squatteurs de l’appartement… mais que vous laissiez leurs cousins dormir dans la cave.

🚨 Quand faut-il consulter ?

Une consultation vétérinaire est particulièrement importante si votre animal présente :

  • des démangeaisons importantes ou persistantes ;

  • des lésions cutanées ;

  • une perte de poils inhabituelle ;

  • des diarrhées répétées ;

  • des vomissements ;

  • une perte de poids ;

  • un ventre anormalement gonflé chez un jeune animal ;

  • du sang dans les selles ;

  • une grande fatigue ;

  • des muqueuses pâles ;

  • ou tout changement inhabituel de comportement ou d’état général.

Et chez le chiot et le chaton, on reste particulièrement vigilant : les parasites peuvent avoir davantage de conséquences chez les jeunes animaux.

🐾 Le mot de la fin : mieux vaut prévenir que faire la chasse aux squatteurs

Les parasites font malheureusement partie de la vie de nos animaux.

Mais avec une prévention adaptée, une bonne hygiène, une surveillance régulière du pelage et des selles et un suivi vétérinaire adapté au mode de vie de chacun, on peut largement limiter les problèmes.

Et surtout, on évite de traiter nos animaux au hasard avec le premier produit trouvé au fond d’un placard.

Parce que lorsqu’il s’agit de parasites, le bon traitement dépend du bon parasite… et du bon animal.

🐕 Les conseils de Willow & Tyron

🐾 Willow :

« Moi je conseille une inspection complète après chaque promenade.

Oreilles, ventre, pattes, coussinets…

Et si maman veut me faire un câlin pendant l’inspection, je considère que c’est inclus dans le traitement.

Par contre, si elle découvre une tique, je demande immédiatement une compensation en friandises. »

🐕 Tyron :

« Moi je conseille surtout de ne pas attendre d’avoir des parasites visibles pour s’en occuper.

Et si maman veut vérifier mes oreilles, mon ventre et mes pattes, je veux bien coopérer…

Mais uniquement si elle promet de finir par me gratter le ventre.

J’ai une réputation à tenir. »

🐱 Les conseils de Snickers & Chopper

🐈 Snickers :

« Un chat qui sort peut ramener des choses très intéressantes à la maison :

  • Des feuilles.

  • Une souris.

  • Une tique.

  • Une puce.

Personnellement, je recommande surtout la souris.

C’est beaucoup plus amusant. »

🐈 Chopper :

« Et moi je rappelle une chose essentielle :

ON NE MET PAS UN PRODUIT POUR CHIEN SUR UN CHAT SANS AVIS VÉTÉRINAIRE.

Voilà.

Maintenant, quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi maman veut encore me brosser ? »

🐾 La morale de la tribu :

Les parasites sont petits, mais ils n’ont aucune limite.
Alors on surveille, on prévient, on traite correctement… et on garde les squatteurs dehors !
🪱🐾